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Station Édouard-Montpetit : creuser 20 étages dans le sol

Avancement du projet
Publiée le

Après les travaux préparatoires, les équipes ont débuté pour de bon l’excavation de la station Édouard-Montpetit en octobre 2018. Nous présentons l’avancement des travaux et les coulisses de cette opération chirurgicale où tout est contrôlé.

La mission : creuser sous terre pour rejoindre la ligne bleue du métro (12 mètres) puis le tunnel sous le Mont-Royal (70 mètres), où sera située la station souterraine du REM.

Plan préliminaire de la station Édouard-Montpetit du REM

Ce chantier colossal est l’un des grands défis de la construction du REM, non seulement parce qu’il faut creuser très profondément (l’équivalent d’une tour de 20 étages) mais aussi parce que le roc est très dur dans ce secteur densément bâti.

Étant donné la dureté du roc, la méthode d’excavation retenue est le sautage contrôlé. Cette technique consiste à utiliser des petits explosifs pour briser progressivement les différentes couches de roc – une méthode d’intervention chirurgicale où tout est contrôlé. Les déblais sont ensuite collectés avec une grue, puis évacués par des camions.

Cours 101 : l’excavation par sautage contrôlé

Une expertise internationale mobilisée

En raison de la nature des travaux, nous nous sommes assurés de travailler avec les meilleurs experts pour définir l’ensemble des paramètres et méthodes reliés au forage et au sautage.

Pierre Groleau, ingénieur minier et spécialiste en explosifs de NouvLR, est l’un d’entre eux. Il compte 36 années d’expérience et possède une expertise de pointe hautement reconnue dans le domaine des sautages contrôlés. « J’ai eu l’opportunité de travailler dans différents pays, tant au niveau de chantier de construction en milieu urbain que sur des mégas chantiers d’envergure en surface, souterrain et sous-marin. »

Pour lui, le défi et la complexité du chantier Édouard-Montpetit repose sur la proximité des résidences, des écoles et des structures publiques (par exemple, les canalisations ou les réseaux électriques). « Ce type d’activité doit tenir compte de ces considérations importantes pour assurer le contrôle des vibrations et des projections de pierres lors des sautages contrôlés. »

En janvier 2019, les équipes ont excavé les premières couches de roc atteignant 11 mètres de profondeur

Une vingtaine de sismographes

Des mesures rigoureuses sont donc déployées en tout temps pour assurer la sécurité des travailleurs, du public et des infrastructures. « Nous procédons à une caractérisation des sols, à une planification rigoureuse, à des travaux de forage aligné et à une parcellisation des sautages afin de réduire les vibrations émises lors des sautages, explique Pierre Groleau. Tout au long des travaux, une vingtaine de sismographes autour du site suivent en temps réel l’effet de chacun des sautages. »

« En ce qui concerne le contrôle des projections de pierres, chaque sautage est intégralement recouvert avec plusieurs couches de tapis de type matelas pare-éclats, combinées à une double épaisseur de membrane géotextile. »

Voici un exemple de sautage contrôlé. Au moment de la détonation, on aperçoit les matelas pare-éclats bloquant la projection des pierres :

Pour renforcer ces mesures et limiter les impacts potentiels, les meilleurs produits de sautage disponibles dans le domaine sont requis et utilisés, tels que des détonateurs électroniques à haute précision. Ces derniers permettent aussi de valider la séquence de mise à feu afin d’identifier, localiser et corriger une erreur avant de procéder à chaque petit sautage.

Au final, il faudra répéter l’opération jusqu’à l’automne 2019 pour creuser le puits principal. Plusieurs mois de travaux seront encore nécessaires pour construire et aménager la station souterraine d’ici son ouverture en 2022. Mais au fur et à mesure que les travaux progresseront, l’action se déroulera principalement sous terre et les travaux de surface ne représenteront plus que la pointe d’un iceberg hautement complexe.

La station Édouard-Montpetit deviendra alors la deuxième plus profonde en Amérique du Nord (70 m), après Washington Park à Portland (79 m).

 

Ligne verte.png

Les temps de trajet de la future station Édouard-Montpetit du REM
 

  • McGill (ligne verte) : 3 min
  • Bonaventure-Gare Centrale (ligne orange) : 4 min
  • Station A40 (ligne Mascouche) : 6 min
  • Aéroport Montréal-Trudeau : 16 min
  • Dix-30 : 17 min
  • Kirkland : 26 min
  • Deux-Montagnes : 29 min

 

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