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Hero banner Programme d'art temporaire

Une première édition du programme d’art temporaire du REM

Communauté
Publiée le

La première édition du programme d’art temporaire est en cours à Griffintown sur la Place des Aiguilleurs : on vous en dit un peu plus sur ce volet innovant du programme d’art et, surtout, sur les œuvres que vous pourrez découvrir!

L’Université Concordia pilote la première édition du programme d’art temporaire, de concert avec les artistes et professeurs Kelly Jazvac, Juan Ortiz Apuy et Yann Pocreau.

Les œuvres temporaires ont été créées dans le cadre du cours « Public Art and Sustainability », centré sur les pratiques durables en matière d’art public. Les pratiques de développement durable en matière d’art public ont ainsi guidé le choix des concepts artistiques. Le respect du lieu, au cœur de l’histoire de Griffintown, et des communautés et de l’environnement est au centre de la démarche.

Quatre œuvres éphémères sur la Place des Aiguilleurs

Vous pourrez découvrir quatre œuvres temporaires exposées jusqu’à la mi-octobre sur la Place des Aiguilleurs. Chaque œuvre a été créée en étroite relation avec le lieu choisi et propose une réflexion sur notre urbanité!

Sonic

apparition ondulante
comme une pulsation dictée par le temps
tel un mouvement nourri par l’espace
entre vibration et territoire

L’installation temporaire est composée de 28 structures longilignes en pin rouge et en cuivre disposées telle une ondulation se propageant sur le versant adjacent à la tour des Aiguilleurs. À sa cime se trouve une tubulure en cuivre qui permet une fine oscillation activée par les vibrations du terrain, du vent et des mouvements divers du quartier. Le cuivre fait référence à notre connexion à travers la matière tant au sein de nos bâtiments, qui nous relient, ainsi qu'avec le territoire d'où ils proviennent.

Cette installation tend à poser une réflexion sur l’histoire vibratoire du quartier. Quelle est la cartographie vibratoire d’un espace? Ici, nous parlons de vibrations sonores, physiques, poétiques et dynamiques. Une vibration du monde et de la terre, une pulsation du cœur et de l'urbanité.

Par :

  • Clothilde Allen
  • Olivier Beaudoin
  • Julia Martinez Turgeon 
  • Julie Robert
L'œuvre Sonic © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre Sonic © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre Sonic © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre Sonic © Vincent Brillant Photographe
1 / 2

dés.orientations (sit if you’d like)

Ce labyrinthe est un parcours simple, créé pour les personnes curieuses. Le traverser offre un répit, surtout lorsqu’on atteint son centre. Autour de lui, la ville, tel un serpent, se développe et change. Tout comme dans la ville, chaque personne a sa propre destination. 

Ce labyrinthe est un parcours symbolique. Il nous rappelle que certaines formes de vie peuvent être très résilientes. Il contient des graines, que nous espérons voir pousser, en rappel aux mauvaises herbes qui sillonnent partout les pavés de béton. Ces plantes évoquent ce qu’il y avait avant nous, et représentent ce qu’il restera après. 

Ce labyrinthe est un lieu d’arrêt, de repos, de ré.orientations et de connexion avec la nature, où nous pouvons remettre en perspective nos itinéraires respectifs. 

Par Les Mauvaises herbes :

  • Isabelle Anguita
  • Sarah Cloutier
  • Laurie Michaud
  • Danica Olders
L'œuvre dés.orientations © Vincent Brillant Photographe L'œuvre dés.orientations © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre dés.orientations © Vincent Brillant Photographe L'œuvre dés.orientations © Vincent Brillant Photographe

stand:by

On reconnaît la tour d'aiguillage Wellington comme repère historique et symbolique du canal Lachine. Alors qu'elle était vouée à devenir un incubateur culturel pour la communauté artistique, ce plan a depuis été reporté indéfiniment. L'échec de la renaissance de cet espace et son abandon continu nous a inspirés.

L’objectif de l’oeuvre est de rendre le toit de la tour accessible au public par une reproduction réduite à l’échelle 1:4 installée au niveau du sol. Le toit sert de banc pour les passants. Un espace a été créé où un jardin de plantes médicinales est partagé avec la communauté. Une sculpture de métal aux couleurs vives épelant "stand:by" commente le projet d'incubateur culturel resté inactif depuis plusieurs années.

L’oeuvre est réalisée à partir de matériaux en fin de vie récupérés.

Par l’équipe Ferrovipathes :

  • Fiza
  • Josée Brouillard
  • Liliana Kovač
  • Patrizio Patrizio
  • Riesbri
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre stand:by © Vincent Brillant Photographe
1 / 3

ANTICLOCK

ANTICLOCK, située à la croisée des chemins piétonniers, cyclistes et maritimes, est une boussole à la fois d'intersection et de direction. Sa forme minimaliste en métal récupéré crée une résonance particulièrement forte avec l'histoire de Griffintown. 

Ce projet est une horloge solaire qui n'est pas destinée à donner l'heure, mais bien à pointer vers de nouvelles directions. Sa base est recouverte de lignes qui indiquent la position d'événements, de phénomènes et d'éléments marquants. Les visiteurs avides d'en apprendre davantage peuvent se rendre sur un site web (anticlock.ca) qui détaille chacun des éléments à découvrir. Véritable outil de remontée dans le temps, il a pour vocation de révéler les événements passés, présents et futurs qui ont largement contribué et contribueront à façonner le visage de Griffintown, en rendant visible l'invisible.

Par :

  • Lucy Gill
  • Sophie Howard
  • Maxime Partouche
  • Victorian Thibault-Malo
  • Astrid Yates
L'œuvre ANTICLOCK © Vincent Brillant Photographe L'œuvre ANTICLOCK © Vincent Brillant Photographe
L'œuvre ANTICLOCK © Vincent Brillant Photographe L'œuvre ANTICLOCK © Vincent Brillant Photographe

Le programme d’art en bref

Baptisé « UniR », le programme d’art public du REM est inspiré par l’union de l’art, des usagers et des quartiers desservis par le REM. Il s’agit d’une collection d’oeuvres permanentes et temporaires implantées à une variété d’endroits sur le réseau.

Un partenariat innovant avec quatre universités montréalaises

Le programme d’art du REM inclut l’intégration d’œuvres temporaires, financées à travers l’enveloppe de la Politique d’intégration des arts à l’architecture et à l’environnement des bâtiments et des sites gouvernementaux et publics. 

La genèse du programme d’art temporaire est basée sur une vision forte : permettre une collaboration inédite entre quatre universités montréalaises, à l’image du REM qui permet de connecter les gens et une multiplicité de destinations!

Les œuvres temporaires sont ainsi réalisées en partenariat avec l’UQAM, l’Université Concordia, l’Université McGill et l’Université de Montréal, dans le cadre d’un cours interuniversitaire et multidisciplinaire. L’objectif du cours : former la relève en art public, tout en adressant des enjeux actuels en permettant une pluralité de points de vue. Comme les œuvres sont temporaires, les choix peuvent être plus audacieux! Le programme s’échelonne sur quatre ans, avec une édition annuelle de 2023 à 2026 qui est pilotée par une université différente.